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“ LA PREMIÈRE CLÉ POUR ÉVOLUER EST D'APPRENDRE À SE CONNAÎTRE. SEULE FAÇON POUR ATTEINDRE VOTRE CONSCIENCE. MinouMilechat ” - dimanche 12 février 2012 09:57

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VOICI LE TROISIÈME ET DERNIER BLOG QUI RRGROUPENT LE GÉNIE, LE TALENT, LA BEAUTÉ, LA RICHESSE QUE COMPOSE GAÏA MAIS AUSSI TOUTE LA LAIDEUR, LA VIOLENCE, LE DÉSASTRE, LES MASSACRES L'AUTO DESTRUCTION QUE NOTRE MÈRE GAÏA SUPPORTE ÉGALEMENT. LE PREMIER BLOG REGROUPE L'IGNOMINIE DE NOTRE ESP...

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#Posté le mardi 28 février 2012 05:46

Modifié le mardi 28 février 2012 06:05

FIN & SUITE ....


FIN & SUITE ....

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FIN & SUITE ....

FIN & SUITE ....

FIN & SUITE ....

FIN & SUITE ....

FIN & SUITE .... Prochaine mise à jour sera sur minouvoyager
Tags : lollllllll
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#Posté le lundi 02 avril 2012 08:57

DEUXIÈME COUCHE, C'EST MÉRITÉ ...


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Tags : mdr, trop ouf
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#Posté le lundi 02 avril 2012 08:49

Un peu d'humour avant de reprendre ce qu' " ILS " NOUS CACHE ...


Un peu d'humour avant de reprendre ce qu' " ILS " NOUS CACHE ...

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Un peu d'humour avant de reprendre ce qu' " ILS " NOUS CACHE ... Mise à jour de minoufirstclass
Tags : rire, gag, humour, Optimisme/Pessimisme
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#Posté le lundi 02 avril 2012 08:39

Dictature de l'émotion et émotion sélective.


L'horreur et la peur. Il ne s'agit pas de revenir sur la tuerie de Toulouse, les faits ont été et sont toujours surcommentés. Le traitement médiatique et le repli dans l'émotion contraste fortement avec d'autres drames tout aussi récents. On a tiré sur la république écrit un éditorialiste à propos de Toulouse. L'image n'est pas fausse. Elle ne doit pas faire oublier une autre scène tout aussi effroyable dont la différence de traitement interpelle. Celle de ces trois soeurs mortes écrasées en traversant l'autoroute A 7 près de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Mortes non pas parce qu'elles étaient juives mais peut être parce qu'elles appartenaient à la communauté des gens du voyage.


YouTube - jeune fille palestinienne

YouTube - jeune fille palestinienne

m.youtube.com




Il n'existe pas de hiérarchie des valeurs dans les tragédies qui nous frappent mais sans remettre en cause la sincérité de l'émotion qui traverse le pays, on peut s'interroger sur l'emballement sociétal de ces dernières heures. La soif des médias, les images qui tournent en boucle et la compétition des élections présidentielles concourent à un hold-up de l'émotion qui évite les questions qui fâchent notamment de s'interroger sur une dérive verbale au sommet de l'Etat. Or il n'y a pas que les balles qui tuent. Les mots aussi. Ce débat viendra peut être, après. Pour l'instant comme l'a rappelé Jean-Marc Ayrault (PS) : " pas de polémique, pas de récupération. Du respect et de la dignité".

Le respect et la dignité, c'est le traitement que l'on souhaiterait voir réservé à un autre drame qui s'est joué quelques jours avant quand Victorine, 17 ans, et ses deux jeunes s½urs Charlotte, 13 ans, et Carmen, 12 ans sont mortes écrasées sur une autoroute qu'elles tentaient de traverser. Un drame de l'indifférence et de la suspicion à l'égard d'enfants dont la principale faute aura été la couleur de peau.

C'est peut être parce qu'elles appartenaient à la communauté des gens du voyage, même sédentarisés, que les trois jeunes filles ont été traitées différemment. L'agent de la SNCF, et le patrouilleur sont suspectés de ne pas avoir pris les précautions qu'ils auraient vraisemblablement réservé à des fillettes bon teint.

Même si elle fait grincer des dents et suscite bien des sarcasmes, la plainte déposée par la famille contre la SNCF pour non assistance à personne en danger est fondée.

"Cette plainte a pour but de mettre en cause l'agent de la SNCF et la SNCF qui auraient dû, s'agissant de personnes sans titre et sans papier d'identité, informer la police, d'autant qu'on avait affaire à des gens mineurs", a déclaré lundi Maître Gilbert Collard, avocat des trois oncles des victimes.

La famille reproche notamment l'absence de coup de téléphone à la police ou à la famille. Dans sa douleur, l'un des oncles des victimes estime que, "c'était simple de les sauver". "Moi à mon avis, comme mes nièces étaient très brunes et typées, dans sa tête de contrôleuse, elle s'est dit : "Encore des Roms, allez on les met dehors". Si elles étaient blondes aux yeux bleus, vous croyez qu'on les aurait fait descendre du train ?" Concernant le patrouilleur qui ne les a pas pris à bord, la famille déplore une application stricte du règlement, dénuée d'humanité, ce que réfute celui-ci qui indique qu'elles se seraient enfuies à la vue de son véhicule.

Très digne, Johanna cousine des trois s½urs a pointé au micro d'Europe 1 l'absence de questionnement et une véritable chaîne humaine d'irresponsabilité avant de lancer un appel poignant "Soyons unis quelle que soit la couleur de notre peau. Vous avez tous des enfants. Réagissez s'il vous plaît, soutenez-nous dans notre douleur".
Tags : peur, segregation, culte sionniste, injustice, dette française envers les juifs, mémoire déportation
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#Posté le mercredi 21 mars 2012 01:09

Modifié le mercredi 21 mars 2012 01:20

Israel utilise des bombes au phosphore, les civils subissent la peur, la mort, les blessures, la peine. Par Kathy Gannon

Israel utilise des bombes au phosphore, les civils subissent la peur, la mort, les blessures, la peine.  Par Kathy GannonJawad Najem, un chirurgien de l'hôpital, dits que les patients admis dimanche avaient des brûlures causées par des armes incendiaires au phosphore utilisées par Israel. Les Conventions de Genève interdisent l'utilisation du phosphore blanc comme arme incendiaire contre les populations civiles et dans les attaques ériennes contre les forces militaires dans des secteurs civils. Israel répond que ses armes sont conformes au droit international.
Voilà ce que font les barbares israéliens au Liban.
Voir les autres photos de l'agression barbare

Des bandages sales cachait lundi le nez gonflé et ensanglanté de Zainab Jawad, 8 ans. Son bras, cassé en deux endroits, était sanglé contre sa poitrine.

Allongée sur un lit de l'hôpital Najem, Zainab garde ses yeux bruns fermés comme souvenirs du déluge de l'attaque, une partie de ses mots s'étouffent alors qu'elle se bat contre les sanglots.

La veille, les bombes israéliennes ont détruit la maison de sa famille dans le village méridional d'Ayta Chaeb. Puis les roquettes se sont abattues sur la voiture familiale alors qu'ils fuyaient;

"Je ne veux pas me souvenir, je ne veux pas essayer. Ce dont je me souviens le plus, c'est le bruit, le bruit des avions, et j'avais peur parce qu'il y en avait tellement. Je me suis endormie la nuit dernière, mais tout ce que je pouvais entendre pendant mon sommeil, c'étaient des avions."

La tante de Zainab gisait dans le lit d'à côté. Sa mère, Usra Jawad, et son frère de 4 ans, Mohamed, étaient de l'autre côté de la pièce. Les yeux de Mohamed partaient alors qu'il était dans un état de semi-conscience ; sa jambe était dans un platre jusqu'à la hanche. La jambe de sa mère était en traction, avec des vrilles d'acier dans plusieurs endroits.

La semaine précédente, trois soeurs d'Usra Jawad étaient venues dans son village pour voir la nouvelle maison de la famille. Quand le bombardement a commencé, les quatre soeurs se sont enfuies dans une voiture avec les deux enfants, espérant atteindre la maison de leurs parents au nord de Tyr.

Mais les roquettes sont tombées sur leur voiture. Deux des soeurs, deux enseignantes, ont été tuées.

"Maintenant, je n'ai plus de maison. Mes s½urs sont mortes. Dit Usra Jawad. "Je ne peux rien faire."

Jawad Najem, un chirurgien de l'hôpital, dits que les patients admis dimanche avaient des brûlures causées par des armes incendiaires au phosphore utilisées par Israël. Les Conventions de Genève interdisent l'utilisation du phosphore blanc comme arme incendiaire contre les populations civiles et dans les attaques ériennes contre les forces militaires dans des secteurs civils. Israël répond que ses armes sont conformes au droit international.

"Mahmoud Sarour, 14 ans, a été admis à l'hôpital hier et soigné pour brûlures au phosphore au visage" indique Najem. La jeune s½ur d Mahmoud, Maryam, 8 mois, souffre de brûlures identiques au cou et aux mains après qu'un roquette israélienne ait frappé la voiture familiale.


Les enfants étaient avec leur père,leur mère et d'autres parents quand la voiture a été touchée par un missile israélien. Leur père est mort sur le coup.

La famille Sarour a été évacuée de Tyr vers la Chypre lundi à bord d'un ferry affrêté par l'Allemagne.

Les Sarour ont dû se rendre au port en taxi parce que la Croix Rouge libanaise a suspendu ses opérations à l'extérieur de Tyr après que des avions de combat israéliens aient fait exploser deux ambulances avec des roquettes, dit Ali Deebe, un porte-parole de la Croix Rouge à Tyr.

Dans l'incident qui s'est déroulé dimanche, une ambulance de la Croix Rouge est allée au Sud de Tyr pour rencontrer une ambulance et transférer des blessés vers l'hôpital.

"Quand nous avons des blessés à l'extérieur de la ville, nous utilisons toujours deux ambulances." Dit Deebe.

L'attaque à la roquette sur les deux véhicules a blessé six ambulanciers et trois civils - un garçon de 11 ans, une femme âgée et un homme, ajoute Deebe.

"L'une des roquettes est tombée en plein milieu de la grande croix rouge qui était peinte sur l'ambulance" dit-il. "C'est une violation flagrante de la loi humanitaire, du droit international. Nous sommes neutres, et nous ne devrions pas être visés."

Kassem Shalan, un des ambulanciers, a indiqué à l'AP que neuf personnes ont été blessés. "Nous transférions les blessés dans notre véhicule et quelque chose est tombé, et je me suis laissé tomber au sol." Dit-il.

Une vidéo amateur fournie par un ambulancier a confirmé le témoignage des dégats aux véhicules de Deebe, montrant un gros trou et plusieurs plus petits dans le toit d'une ambulance et un gros trou dans le toit de la seconde. Les deux ont été détruites.

L'armée israélienne a insiqué qu'elle enquêtait sur l'incident.

Les roquettes israéliennes sont tombées autour de l'hôpital Najem presque en permanence depuis deux semaines, indique le chef infirmier Inaya Haydar. "Je ne dors presque pas la nuit, parfois deux heures ; parfois je ne dors pas du tout."

Six membres de la famille Haydar ont été tués il y a trois jours à Srifa, son village natal au sud-est de Tyr.

Avant le début de l'attaque israélienne qui a commencé le 12 juillet en réponse à la capture de deux soldats israéliens par des militants du Hezbollah, Haydar passait 30 minutes par jour dans son village. Depuis que les bombardements ont commencé, elle n'a pas quitté l'hôpital.

Les parents et la plus jeune soeur de Haydar se sont enfuis dans les montagnes au nord de Tyr. Son fiancé, un Libanais qui étudie la technologie en Suède, veut que Haydar parte, elle aussi.

"Il m'a appelée à minuit la nuit dernière et m'a dit : "Pars s'il te plait et viens en Suède". Mais je ne peux pas. Si je pars... alors qui va rester ici dans l'hôpital pour aider les gens et notre pays. Je suis libanaise, c'est mon pays. J'aime mon pays. Je dois rester."

Elle montre une autre pièce de l'hôpital comme explication. À l'intérieur, il y a un enfant d'un jour sous un incubateur. Le bébé est né à Tibnin, au Sud de Tyr ; sa mère est restée à la maison parce qu'elle était trop malade pour voyager après une césarienne.

"Il avait deux heures quand il est arrivé et il était tellement malade." Dit Haydart. "Ils ont dû l'amener ici rapidement. Si nous n'étions pas là, qui l'aiderait ?

Détails : TUERIE DE TOULOUSE ET ALORS ?
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#Posté le mercredi 21 mars 2012 00:19

Rencontre avec soi-même.

Rencontre avec soi-même.Rencontre avec soi-même



Il vient un temps, par ailleurs,
où la rencontre avec soi-même et avec son sage intérieur
s'impose de façon naturelle et bienveillante.

C'est un moment passionnant
puisque nous tournons alors le regard vers l'intérieur
pour faire face à nos peurs, à nos angoisses et à nos doutes,
mais aussi pour découvrir tout le potentiel de réflexion
et d'action qui nous habite.

En nous posant des questions et en notant nos réponses,
puis en tentant de trouver leur fil conducteur,
nous bénéficions d'un outil puissant
pour libérer l'enfant sain en nous
et pour nous donner accès à la créativité.

Namasté

Vivons le Moment Présent .



Détails : L'ÉVEIL
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#Posté le mercredi 21 mars 2012 00:01

Choisir son maître n'est pas une liberté

Choisir son maître n’est pas une libertéLa majorité des électeurs ne croient plus en ce que disent les politiciens, experts en baratin publicitaire. La farce bat son plein, et le plébiscite de Nicoléon a un arrière-goût de tragédie en ces temps de crise, qu'il a lui-même créée. Mais quand les « veaux » votent dans cette guignolerie spectaculaire, ce n'est plus pour un candidat, mais par défaut ou contre les autres qui sont encore pires. On élimine plutôt que l'on sélectionne. La plupart ont compris que les élections sont des « pièges à cons », qu'une fois élu le président ne respecte jamais ce pour quoi il a été élu. Il ne reste que le choix de se faire avoir, trompé et manipulé. Dans cette magouille, l'important n'est pas le choix, mais le show, l'illusion de la démocratie.
La démocratie républicaine est construite sur la représentativité de ses élus, au scrutin majoritaire. Mais il n'y a pas de majorité pour gouverner le pays. C'est le système électoral qui en fabrique artificiellement une, qui ne représentera en fait, qu'une petite minorité. Ainsi, étant donné que la moitié des électeurs ne sont pas convaincus par le candidat pour lequel ils votent, celui qui arrive en tête au premier tour ne représente donc, qu'environ 15 % des suffrages exprimés, qui eux-mêmes ne représente qu'environ 75 % des inscrits, sans oublier les 15 % de non inscrits. Au bout du compte, le candidat en tête se retrouve à ne représenter qu'environ 10 % de la population. Une personne sur dix fera une majorité fictive, qui décidera de tout. Ce système fait comme si la démocratie fonctionnait encore. Ayant largement fait la preuve de sa non-représentativité, il n'est plus ni crédible ni défendable.


N'étant pas représentatif, nos élus ne se considèrent pas comme mandatés par le peuple, mais comme étant mis en place dans un « job » qu'ils feront comme ils voudront. Comme dans n'importe quelle entreprise, ces cadres de l'État, spécialistes en gestion, ne pensent qu'à leur carrière. Ils ne nous représentent pas, ils ne représentent qu'eux-mêmes. N'étant pas révocables les élections leur donnent carte blanche. Ceci leur permet de promettre n'importe quoi, car ils savent qu'une fois élus, ils seront libres de faire ce qu'ils veulent. Même les référendums n'ont plus aucune incidence sur leurs décisions. Quant aux partis qui veulent rendre le pouvoir au peuple, certains se souviendront que ce slogan s'est trop souvent changé en « tout le pouvoir au parti », avec les conséquences que l'on connaît.
En élisant l'autorité suprême du pays, c'est un pacte de servitude volontaire que l'on signe jusqu'à la prochaine fois. « La démocratie (représentative) bourgeoise est l'appropriation du pouvoir politique des individus, rebaptisés électeurs, par des représentants. Ceux-ci, au nom de leurs électeurs, emploient ce pouvoir au bénéfice de la classe dominante. Le vote est la légitimation formelle des maîtres. »
(Robert Chasse, Situationist International, New York 1969)
Les représentants du commerce politique, domestiques du grand capital et de la haute finance escroquent le bien publique pour le livrer aux entreprises mafieuses de l'affairisme mondial. Le pouvoir est usurpé au peuple, c'est pourquoi son autorité est toujours abusive. Et comme le dit la chanson, « pour être heureux vraiment faut plus de gouvernement ».
Les professionnels de l'embrouille se lancent sur le marché du pouvoir. Les candidats montent leur campagne comme une campagne publicitaire dont ils seraient eux-mêmes la marchandise à promouvoir. Le but est de vendre son image et d'attirer l'électeur, comme une prostituée aguiche, séduit et trompe le client. Tout n'est que jeux d'apparences et manipulations des plus bas instincts. La crédulité et le masochisme se répandent dans la population comme une épidémie.

On voudrait nous faire croire que choisir son maître, c'est la liberté. Pourtant, ce maître n'est que le gérant du marché, le gestionnaire des affaires, le bureaucrate en chef, le chien de garde du système que l'on choisit parmi les moralistes, les démagos, les hypocrites, les malhonnêtes, les menteurs, les magouilleurs et les manipulateurs, les escrocs et les truands. On élit celui qui nous imposera les directives des technocrates européens, eux-mêmes aux ordres des mafias financières à dominante américaine, installant le contrôle et la maîtrise du système pour les meilleurs profits d'un groupuscule de grands bourgeois et quelques aristocrates des trafics financiers de grande envergure. Les élus ne nous représentent pas, mais seulement les intérêts de cette caste dominante, instaurant la dictature des affaires et des trafics en tout genre.

« Diviser pour régner » est la base opérationnelle du pouvoir. Les discours contradictoires ont ceci en commun c'est que chaque sujet est bien séparé des autres. La séparation fait le jeu de la bureaucratie, qui devient ainsi l'unification effective d'un monde parcellaire. En dissociant, fragmentant, morcelant, c'est la compréhension globale du monde qui disparaît, et le fonctionnement du système devient inaccessible. Alors, l'idéologie dominante effectue son tour de passe-passe et l'unité de la vie se fond dans une succession d'objets, la vie devient objet dans le spectacle des marchandises.
La société n'a plus ni mémoire ni devenir, on pare au plus pressé, on n'y réfléchit plus qu'à très court terme, en se moquant des conséquences, dans l'urgence aveugle du faire pour faire sans trop y croire. Le meilleur des mondes est aujourd'hui construit sur le meilleur des mensonges. En inventant la crise, l'escroquerie est parfaite, car elle passe par une fausse piste économique qui a été rendue indiscutable. La crise est crue, et l'exploitation capitaliste n'a plus de limite.

« La gangrène se propage dans un système livré à lui-même, sans réelle gouvernance, qui impose les contraintes implacables nécessaires aux affaires mafieuses de financiers multimilliardaires, libres de piller tout ce qu'ils trouvent, tels des charognards dévorant ce qui reste d'un monde en décomposition.
Le spectacle, qui n'est rien d'autre que la vision publicitaire du monde marchand sur lui-même, ne parle que de crise économique, doublée d'une récession sociale, pour mieux faire disparaître cette gigantesque rafle des richesses par quelques accapareurs au dessus des lois, au-delà du visible, qui provoquent la ruine progressive du système.
Le pire est à venir. La peur de l'avenir n'est que l'expression de l'incertitude du devenir des capitalistes qui n'ont plus de futur. Tous ceux qui n'ont plus grand-chose à perdre ont tout à espérer d'un nouveau monde émergeant par nécessité. Ce qui nous arrive n'est pas un accident de parcours, mais bien l'aboutissement du capitalisme, l'achèvement d'un monde suicidaire. »
(L'INVENTION DE LA CRISE, escroquerie sur un futur en perdition, aux Éditions L'Harmattan, 2012)
Pour en finir avec une survie de plus en plus insupportable, il s'agit maintenant de refaire un monde sans le monde des affaires, de reprendre le pouvoir sur nos conditions d'existence et construire ensemble par une démocratie directe à taille humaine avec des mandataires révocables, l'autogestion généralisée de la vie par tous et partout.

Je ne sais pas si un jours les gens vont finir par comprendre...

Détails : La Servitude Moderne, asservissement du bipède.
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#Posté le mardi 20 mars 2012 23:18

Entre Mythe et Utopie - Humanisme et humanisme ''Juridique'' - Mireille Delmas-Marty - Collège de France - 2011


Entre Mythe et Utopie - Humanisme et humanisme ''Juridique'' - Mireille Delmas-Marty - Collège de France - 2011

Introduction : Entre mythe et utopie - Humanisme et humanisme ''juridique'' : Naissance et métamorphoses du mythe - Cours du 5 janvier 2011 - Collège de France

Par Mireille Delmas-Marty de la Chaire "Etudes juridiques comparatives et internationalisation du droit".

Présentation du cours : "Sens et non-sens de l'humanisme juridique"

Ce titre exprime un malaise car les abus de la ritournelle humaniste fragilisent l'humanisation des systèmes de droit à un moment où elle semble plus que jamais nécessaire, face à la mondialisation. Certes l'humanisme "juridique" est en apparence renforcé par le développement des droits de l'homme, l'apparition d'un droit humanitaire et l'émergence d'une justice pénale internationale. Et pourtant les courants antihumanistes ont beau jeu de dénoncer ses non-sens, évoquant les nombreuses contradictions qui sont révélées, et parfois aggravées, par la mondialisation.



Quelques exemples : le durcissement du contrôle des migrations souligne la contradiction entre fermeture des frontières et ouverture des marchés ; l'aggravation des exclusions sociales contraste avec la croissance des profits économiques et financiers ; la persistance de crimes internationaux liés ou assimilés aux conflits armés montre les limites de la justice pénale. Citons encore la multiplication des atteintes à l'environnement face au développement économique, ou l'ambivalence des nouvelles technologies numériques et biomédicales qui favorisent à la fois l'individualisation et son contraire. A l'épreuve de la mondialisation, le mythe de l'humanisme juridique ressemble à une mystification.



Pour donner sens à la fois à l'humanisme et à la mondialisation, il ne suffit pas de réaffirmer des principes humanistes. Il faut mettre en ½uvre des processus, encore utopiques mais déjà repérables, qui visent à humaniser les systèmes de droit en permettant de surmonter les contradictions dans la perspective d'un "pluralisme ordonné"...

Accueil - Collège de France

Accueil - Collège de France

www.college-de-france.fr



Introduction - L'humanisme juridique entre mythe et utopie

1 – Des humanismes à l'humanisme « juridique »

Ancienneté et diversité des humanismes

Naissance du mythe de l'humanisme juridique

- Retour au droit romain et rationalisme

- Appel à la raison humaine et universalisme

Métamorphoses du mythe

- De la raison humaine à la « conscience civilisée » : humanisme et impérialisme

- Réveil et impuissance de l'universalisme : humanisme et nationalisme

Quand le mythe devient réalité.
Tags : idéal, utopie, volonté, collège de france, mireille delmas
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#Posté le lundi 12 mars 2012 09:53

Modifié le lundi 12 mars 2012 10:17

L'Italie sous bannière étoilée La situation de notre pays (Italie) deviendra plus critique encore dans le cadre du nouveau concept stratégique, lancé par le sommet de Lisbonne. Une importance ultérieure sera acquise par le quartier général de la Force conjointe alliée à Naples, qui en 2011 sera transféré de Bagnoli à Lago Patria, dans un nouveau siège de 85.000 m2, avec un personnel de 2.100 militaires et 350 civils. Augmentation aussi de l'activité du commandement maritime allié et des Forces navales OTAN de soutien et d'attaque, dont les quartiers généraux sont à Naples, et du Corps de déploiement rapide OTAN de Solbiate Olona (Varese). A Sigonella entrera en fonction le système Ags, le système le plus sophistiqué d'espionnage électronique non pas pour la défense du territoire de l'Alliance mais pour la potentialisation de sa capacité offensive hors zone, surtout dans celle moyen-orientale. A tout ceci s'ajouteront les missiles et autres composants du « bouclier » états-unien, et le Hub aérien militaire de Pise, qui sera mis à la disposition de l'OTAN. En même temps tout le réseau des bases états-uniennes sera potentialisé. De celle d'Aviano, où probablement vont être concentrées toutes les bombes nucléaires USA en Europe, à celle de Vicence, base de la 173ème Brigade aéroportée et de l'US Army Africa (Armée états-unienne « pour » l'Afrique). De Camp Darby, la base logistique qui approvisionne les forces terrestres et aériennes Usa, à celle aéronavale de Sigonella, où se trouve un des deux centres d'approvisionnement de l'US Navy hors du territoire états-unien. Dans cette même base se trouve une des trois stations terrestres des télécommunications spatiales de l'US Air Force et, dans celle, voisine, de Niscemi, va entrer en fonction le système Muos de télécommunications satellitaires de nouvelle génération de l'US Navy. En même temps, dans le sillage de la stratégie USA/OTAN, les forces armées italiennes sont engagées dans 27 opérations militaires internationales, de l'Afghanistan à la Géorgie, de l'Irak au Liban, du Congo à Haïti. Et elles sont dotées de nouveaux systèmes d'armement (comme le prochain chasseur F-35), adaptés à la projection de forces. Avec une dépense militaire qui phagocyte l'argent public : 25 milliards d'euros annuels, qui iront en augmentant pour s'adapter au nouveau concept stratégique de l'OTAN.


L’Italie sous bannière étoilée  La situation de notre pays (Italie) deviendra plus critique encore dans le cadre du nouveau concept stratégique, lancé par le sommet de Lisbonne. Une importance ultérieure sera acquise par le quartier général de la Force conjointe alliée à Naples, qui en 2011 sera transféré de Bagnoli à Lago Patria, dans un nouveau siège de 85.000 m2, avec un personnel de 2.100 militaires et 350 civils. Augmentation aussi de l’activité du commandement maritime allié et des Forces navales OTAN de soutien et d’attaque, dont les quartiers généraux sont à Naples, et du Corps de déploiement rapide OTAN de Solbiate Olona (Varese). A Sigonella entrera en fonction le système Ags, le système le plus sophistiqué d’espionnage électronique non pas pour la défense du territoire de l’Alliance mais pour la potentialisation de sa capacité offensive hors zone, surtout dans celle moyen-orientale. A tout ceci s’ajouteront les missiles et autres composants du « bouclier » états-unien, et le Hub aérien militaire de Pise, qui sera mis à la disposition de l’OTAN.  En même temps tout le réseau des bases états-uniennes sera potentialisé. De celle d’Aviano, où probablement  vont être concentrées toutes les bombes nucléaires USA en Europe, à celle de Vicence, base de la 173ème Brigade aéroportée et de l’US Army Africa (Armée états-unienne « pour » l’Afrique). De Camp Darby, la base logistique qui approvisionne les forces terrestres et aériennes Usa, à celle aéronavale de Sigonella, où se trouve un des deux centres d’approvisionnement de l’US Navy hors du territoire états-unien. Dans cette même base se trouve une des trois stations terrestres des télécommunications spatiales de l’US Air Force et, dans celle, voisine, de Niscemi, va entrer en fonction le système Muos de télécommunications satellitaires de nouvelle génération de l’US Navy.  En même temps, dans le sillage de la stratégie USA/OTAN, les forces armées italiennes sont engagées dans 27 opérations militaires internationales, de l’Afghanistan à la Géorgie, de l’Irak au Liban, du Congo à Haïti.  Et elles sont dotées de nouveaux systèmes d’armement (comme le prochain chasseur F-35), adaptés à la projection de forces. Avec une dépense militaire qui phagocyte l’argent public : 25 milliards d’euros annuels, qui iront en augmentant pour s’adapter au nouveau concept stratégique de l’OTAN.

Comme des milliers d'autres dans le sud de l'Allemagne du sud à la fin du 19ème siècle, Karl et Anna Schmeiser cultivaient sans relâche, jour après jour et saison après saison, le vaste domaine d'un baron pour pouvoir conserver un toit au-dessus de leur tête et gagner de quoi manger, au prix de ce travail harassant. Le baron possédait la terre ainsi que les animaux de trait, l'équipement et la majeure partie des récoltes - comme à peu près tous les barons depuis le Moyen Age. Comme des milliers d'autres également, Karl et Anna rêvaient d'une vie meilleure et en 1890 ils ont rassemblé leurs derniers pfennigs et ont quitté l'Allemagne définitivement, s'embarquant pour les Etats-Unis. Cherchant des terres bon marché et l'indépendance, ils sont finalement partis vers le nord pour gagner les prairies de l'Ouest du Canada, s'installant en Saskatchewan en 1904.

Un siècle plus tard, la terre n'est plus bon marché. L'indépendance que Karl et Anna ont trouvée est elle aussi menacée, comme l'ont découvert leur petit-fils Percy Schmeiser et sa femme Louise en 1998. Cette année là, la Monsanto Corporation les a poursuivis en justice après que l'on eut découvert des gènes résistants aux herbicides appartenant à la société dans leurs semences de canola.

Cette affaire a fait les gros titres des journaux du monde entier et a semé l'inquiétude chez de nombreux agriculteurs. Bien que les Schmeiser finalement n'aient pas dû de payer de dédommagements à Monsanto, le tribunal les a reconnus coupables de contrefaçon de brevet. Le fait qu'une multinationale poursuive de petits agriculteurs inquiète beaucoup de gens et montre l'étendue du résultat d'une transformation de plusieurs décennies : la disparition progressive de la pratique agricole du développement et de la conservation des graines. « Ni moi ni mes parents ou grands-parents n'aurions pu imaginer que les agriculteurs perdraient le contrôle de leurs semences » a déclaré Schmeiser.

De plus, il ne s'agit que de la partie visible de la tige de canola. La privatisation des semences ne représente qu'une partie de la consolidation en marche d'un pouvoir économique sur tous les secteurs de l'agriculture. Les grandes corporations agro-industrielles et de vente au détail ont maintenant un pied dans toutes les phases du cycle agricole : ils possèdent les semences et leurs brevets, ils contrôlent les installations de transformation, ils dominent le secteur de la vente et ils se sont même mis à financer les activités des agriculteurs. C'est comme si les barons étaient revenus d'entre les morts ramenant avec eux le vieux système féodal. Les corporations qui contrôlent les élevages avicoles et porcins ont déjà réduit de nombreux éleveurs au travail sous contrat et les cultivateurs comme Percy Schmeiser semblent condamnés au même sort.

Breveter les bénéfices

Durant ces 10 000 ans d'histoire et jusqu'à récemment, l'agriculture était plus un mode de vie qu'une industrie. Les fermiers étaient les producteurs de graines et les gardiens des cultures d'une société. Mais au début des années 1900, les gouvernements américains et canadiens ont commencé à promouvoir le développement de grandes industries agricoles orientées vers l'exportation et basées sur seulement quelques espèces de plantes et d'animaux d'élevage. Pour maximiser l'uniformité et le rendement, la production de semences a été transférée de l'exploitation agricole à des centres de recherche publics centralisés, tel que les Universités américaines Land Grant. Le développement de variétés est devenu une activité marchande.

Percy Schmeiser

Illustration : Janet Hamlin

Les avancées scientifiques des années 1970 et 80 ont annoncé une nouvelle ère pour l'agriculture. Pour stimuler un commerce stagnant, Monsanto et d'autres sociétés agrochimiques se sont lancées dans le génie génétique et se sont transformées en industries biotechnologiques. Elles ont racheté les sociétés qui produisaient des semences traditionnelles et ont incorporé leurs gènes résistants aux herbicides à ces semences nouvellement acquises. Bien que les semences traditionnelles meilleur marché soient devenues dans le même temps plus rares, l'industrie a eu besoin pour maximiser son profit que les fermiers racèent de nouvelles graines chaque année au lieu de les conserver d'une année sur l'autre.

Cet arrangement était nouveau. Par le passé, les institutions qui créaient de nouvelles variétés de graines en Amérique du Nord voyaient leur propriété intellectuelle protégée par le Plant Variety Protection Act, la Loi de protection des variétés de plantes, aux Etats-Unis ou son équivalent au Canada, le Plant Breeder's Rights Act, la loi sur la protection des obtentions végétales. Ces institutions accordaient une licence à des entreprises pour vendre les semences aux agriculteurs et percevaient une redevance. Les agriculteurs avaient le droit de conserver les générations successives de graines pour replanter sur leurs exploitations. C'était de toute évidence un système plus juste, mais difficilement rentable pour une multinationale de l'industrie biotechnologique occupée à racheter les entreprises de semence.

Les brevets ont changé cette relation. Associés à des contrats garantissant la propriété industrielle, ils ont fourni un moyen légal de contrôle des semences, nécessaire à l'augmentation des bénéfices. L'U.S. Patent and Trademark Office, l'Office américain des brevets et des marques, a commencé à délivrer des brevets pour les organismes génétiquement modifiés dans les années1980, et plus tard pour les semences - il en a attribué plus de 2000 (à la fois pour des variétés génétiquement modifiées et conventionnelles) depuis 1985. Le but de Monsanto et des autres sociétés est, selon Devlin Kuyek, chercheur pour l'ONG Genetic Resources Action International, « l'appropriation et le contrôle des semences pour construire de nouveaux marchés et garantir leur position dans un système agroalimentaire mondial restructuré ». Cette transition ne pouvait être pleinement achevée que par la marchandisation des semences, « l'utilisation de moyens biologiques tels que le génie génétique, et des moyens sociaux tels que les brevets, pour empêcher les pratiques de conservation des graines et s'assurer un monopole sur les semences ». Cette stratégie a été un vrai succès pour Monsanto, qui contrôle peut-être déjà, selon Neil Harl, professeur de droit et d'économie agricole retraité de l'Université d'État de l'Iowa, jusqu'à 90% du plasma germinatifs des cultures (le matériel héréditaire, c'est-à-dire les gènes) aux Etats-Unis. (Monsanto affirme que les cultivateurs ont le choix et que des centaines de milliers d'entre eux utilisent les technologies de la société pour différentes cultures et s'en trouvent pleinement satisfaits.)

Les contrats sont également utilisés avec des variétés de semences non brevetées. Paul Beingessner, agriculteur et écrivain de la Saskatchewan, prend pour exemple deux nouvelles variétés publiques de blé non brevetées. L'institution publique qui a développé la semence, qui est protégée par la Loi sur la protection des obtentions végétales, a accordé une licence à une société privée, Quality Assured Seed, pour la produire et la vendre aux agriculteurs. Cependant, les agriculteurs qui veulent cultiver ce blé, doivent renoncer par contrat à conserver les générations successives de graines, et sont donc obligés à racheter les semences chaque année. Ils doivent également livrer leurs récoltes à Pioneer ou Cargill.

Avec l'augmentation de la rentabilité des semences ces 15 dernières années, principalement du fait des brevets et des contrats, les financements et les incitations pour que les institutions publiques développent de nouvelles variétés sont en déclin. Les agriculteurs conservent également moins de semences. Par exemple, selon le professeur Lawrence Busch de l'Université de l'État du Michigan, avec l'introduction du soja génétiquement modifié, le taux de conservation des semences de soja aux États-Unis est passé de 31% en 1991 à 10% une décennie plus tard (en termes de surface totale semée avec des graines conservées). Ce dernier estime que ce changement a rapporté 374 millions de dollars de bénéfices supplémentaires à l'industrie. Les rapides calculs de Percy Schmeiser le poussent à croire que tout cela est plutôt profitable pour Monsanto. L'Exhibit A est la semence de canola « Roundup Ready » de Monsanto, une variété modifiée génétiquement pour supporter le glyphosate, le principe actif du Roundup, l'herbicide développé par la marque. En 1998 (l'année où la firme a attaqué Schmeiser en justice), Monsanto vendait les droits d'utilisation de ses technologies 30 dollars canadiens (environ 24 dollars U.S.) par hectare, les graines 50 dollars canadiens par hectare et le Roundup environ 18 dollars canadiens par hectare. En comparaison, un cultivateur faisant pousser une variété conventionnelle devait payer environ 30 dollars canadiens par hectare (11C$ pour les graines et entre 18 et 20C$ pour les produits chimiques). Le coût total était encore moins élevé pour Schmeiser (10C$) dans la mesure où il conservait les semences qu'ils avaient développé avec Louise au fil des années. En 2003, selon Devlin Kuyec, Monsanto arrivait en troisième position des ventes de pesticides (presque 3,1 milliards de dollars US) et en seconde position des ventes de semences (1,6 milliards de dollars US).

Monsanto contre Schmeiser

Les enjeux sont élevés, ce qui explique pourquoi l'industrie n'y est pas allée de main morte.

Pour protéger ses gènes Roundup Ready dans le soja, le maïs, le coton et le canola, Monsanto a enquêté chez des milliers d'agriculteurs pour d'éventuelles contrefaçons de brevets ou ruptures de contrats. Selon le Center for Food Safety, une ONG de Washington D.C., la firme a poursuivi 90 agriculteurs dans 25 États et gagné plus de 15 millions de dollars en procès. Monsanto a poursuivi les Schmeiser en justice après avoir détecté le gène dans leur récolte de canola. Après avoir perdu au procès et en appel, Schmeiser qui a toujours clamé son innocence, a fait appel devant la Cour Suprême du Canada. En mai dernier, la Cour a jugé qu'il était coupable de contrefaçon de brevet puisque le gène était présent dans les semences de son champ de canola.

La décision a réaffirmé que si les gènes et les cellules sont brevetables selon les lois canadiennes, les graines, les plantes et les autres formes de vie ne le sont pas. Cependant le gène et les cellules font partie de la semence et de la plante - ce qui peut laisser penser que Monsanto essaye d'étendre la portée du brevet. (L'avocat de Schmeiser, Terry Zakreski a utilisé cet argument sans succès.) Mais par une décision à 5 contre 4, la cour a jugé que les Schmeiser ne devaient à Monsanto aucune part de leurs bénéfices dans la mesure ou ils n'avaient pas tiré profit de l'invention brevetée : « Leurs bénéfices étaient précisément ce qu'ils auraient du être s'ils avaient planté une variété de canola ordinaire... Ils n'ont pas tiré non plus d'avantages agricoles de la résistance de la canola aux herbicides, puisqu'on n'a découvert aucune trace de Roundup dans leurs récoltes. Les bénéfices de l'appelant ne proviennent que des qualités du produit ne pouvant pas être attribuées à l'invention. » Chose surprenante, dans la mesure où Schmeiser a perdu, la Cour suprême a également jugé qu'il n'avait pas à payer les frais de justice de Monsanto. (Il n'a eu à payer que ses propres frais, qui s'élevaient tout de même à 400 000 dollars.)

Le professeur de droit agricole Roger McEowen, le successeur de Niel Hart à l'Université de l'Iowa, pense que cette décision permettra dans le futur de défendre les agriculteurs en se basant sur la « contrefaçon involontaire », ce qui pourrait entraver les possibilités de Monsanto de tirer encore plus de revenus de sa technologie. La firme remet en question cette interprétation. Selon Trish Jordan, la porte-parole de Monsanto Canada, il suffit de lire le paragraphe 2 de la décision pour comprendre que les juges n'ont pas pris en compte une contrefaçon accidentelle ou involontaire : « En arrivant à cette conclusion, nous insistons bien sur le fait qu'il ne s'agit pas ici de la découverte de plantes brevetées poussées par le vent dans les champs cultivés ou sur les terres des agriculteurs. » D'après Jordan le point le plus important de la décision des juges est qu'ils entérinent la validité du brevet.

Si McEowen reconnaît qu'il ne s'agit pas d'un cas de contrefaçon involontaire, il affirme qu'en d'autres circonstances l'issue du procès aurait probablement été différente. Percy Schmeiser a appris que les plants de canola isolés poussant dans les fossés ou autour des poteaux électriques dans sa propriété contenaient les gènes appartenant à Monsanto quand il a constaté qu'ils ne mourraient pas suite à une pulvérisation de Roundup. Cependant, il a quand même conservé et replanté les semences sans en informer Monsanto. En bref, il a « utilisé » l'invention sans permission, et donc pas de façon « involontaire ». Mais qu'en aurait-il été s'il n'avait pas été conscient de la présence des gènes dans sa récolte (ou s'il avait immédiatement prévenu Monsanto), et que la firme l'avait poursuivi dans ces conditions ?

Selon McEowen, une partie de la réponse se trouve dans le paragraphe mentionné par Jordan : « Les juges ont fait observer que si l'affaire avait été un cas de contrefaçon involontaire, l'issue aurait bien pu être différente, et cela a été confirmé par des déclarations ultérieures des juges. A la lumière de cette affaire, le brevet de Monsanto pourrait ne pas être aussi solide qu'ils le croient. » Cet argument est renforcé par un cas aux Etats-Unis dans lequel un juge de Cour d'appel fédérale a utilisé l'hypothèse d'un maïs breveté pour décrire la facilité avec laquelle un organisme auto-reproducteur pouvait mener à des cas de contrefaçon de brevet. Etant donné ces deux cas, McEowen pense que Monsanto devra finalement reculer à moins de pouvoir fournir des preuves solides de contrefaçon intentionnelle. Certains agriculteurs ne voulant pas prendre le risque d'aller au tribunal, ils signeront le contrat d'utilisation des technologies de Monsanto. Les autres devront garder le détail des achats de semences et des pratiques de cultures et de récolte pour pouvoir prouver le cas échéant qu'ils n'ont pas détourné le brevet.

Modes de résiliation

La consolidation de l'agro-industrie en ce qui concerne les graines, les produits chimiques et le conditionnement des viandes, se fait sous l'effet des transformations de la structure économique depuis la Deuxième Guerre mondiale qui mettent portent la marque de la libéralisation des marchés mondiaux. Mais permettre à la consolidation de progresser sans entraves laisse finalement un choix réduit aux agriculteurs en ce qui concerne leurs intrants (comme les graines) et aux acheteurs pour ce qui est de leurs récoltes ou de leur bétail. Moins il y a d'acheteurs, plus ces derniers sont libres de fixer les prix (une situation appelée monopsone) - et il est évidemment dans leur intérêt de fixer des prix bas. Cela a pour résultat l'endettement des agriculteurs : des revenus trop bas en comparaison des dépenses. Schmeiser déclarait : « Les agriculteurs obtenaient plus pour un boisseau de blé en 1978 que maintenant, et personne ne veut parler de l'augmentation du coût des intrants... Pas étonnant qu'ils n'arrivent pas à s'en sortir. »

L'endettement chasse de nombreux agriculteurs des plaines de l'Ouest canadien. Schmeiser divise les agriculteurs en trois catégories. Un tiers, dont il fait partie, n'a pas de dettes en ce qui concerne les terres et l'outillage. Un autre tiers a des dettes mais dans une mesure encore gérable. Le dernier tiers doit de l'argent pour les terres, l'outillage et d'autres choses encore. Ce sont eux qui perdent leurs fermes. Avec moins d'agriculteurs, la base de connaissances se réduit, remplacée par les intérêts marchands qui conseillent l'achat de toujours plus de nouvelles technologies et d'intrants coûteux. Ils aident les producteurs de cultures commerciales à produire toujours plus, ce qui fait encore baisser davantage le prix de vente.

La situation est la même aux Etats-Unis. Depuis la fin des années 1980, selon le Centre d'Analyse des Politiques Agricoles de l'Université du Tennessee, « la politique officielle du gouvernement a été de permettre, voire d'encourager, une chute libre des prix des produits agricoles tout en promouvant simultanément des mesures commerciales libérales rapides pour ouvrir de nouveaux marchés aux produits américains ». Les prix obtenus par les agriculteurs pour un certain nombre de cultures commerciales ont chuté de 40% depuis 1945, permettant parfois « à l'industrie agroalimentaire et aux éleveurs industriels d'obtenir les intrants agricoles à un prix inférieur à leur coût de production, consolidant leur contrôle sur toute la chaîne de production et de distribution ». Le gouvernement utilise l'argent des contribuables pour que les producteurs arrivent au moins à un équilibre, ce qui a pour effet de subventionner la baisse des prix agricoles. Mais il subventionne en réalité également la hausse des prix des intrants, telles que les semences brevetées issues de la biotechnologie sus-mentionnées.

Du fait des déficits budgétaires élevés, le gouvernement subit des pressions pour réduire les aides aux agriculteurs. Selon les médias, l'administration Bush a proposé de réduire le budget de l'agriculture de 5%, ce qui inclut une baisse d'approximativement 30% des subventions qu'un agriculteur peut toucher. Cependant, la volonté de l'agro-industrie de maintenir les prix des céréales et du bétail le plus bas possible n'est pas près de diminuer, pas plus que leur influence sur les politiciens, relève Roger McEowen. Avec moins de soutien de la part du gouvernement, de nombreux agriculteurs se trouveront dans l'obligation, s'ils veulent survivre économiquement, d'accepter les contrats de l'industrie (une tendance déjà bien établie dans les industries porcines et avicoles américaines et canadiennes).

Les contrats ne sont pas mauvais par essence, mais les problèmes apparaissent quand une consolidation trop importante empêche toute négociation, ce qui entraîne souvent des arrangements à sens unique favorisant les sociétés les plus puissantes. Une telle consolidation est en bonne voie dans le domaine agricole. Aux Etats-Unis par exemple, selon des données rassemblées par Mary Hendrickson et William Heffernan de l'Université du Wisconsin, presque deux tiers de l'industrie de conditionnement du porc appartiennent à quatre sociétés. McEowen affirme que les agriculteurs pourraient voir les débouchés envisageables pour leur maïs, leur soja ou leur blé, limités à des élévateurs à grain exploités par Archer Daniels Midland (ADM) ou Cargill, les deux sociétés céréalières les plus importantes aux Etats-Unis. (ADM est également le plus grand préparateur de soja aux Etats-Unis.)

Les contraintes imposées par les contrats concernent également de plus en plus le financement des agriculteurs. Selon Neil Harl, les sociétés, moins nombreuses mais plus importantes, encore présentes dans le secteur agroalimentaire, peuvent offrir de plus en plus, par le biais de filiales et de partenariats, de meilleures conditions aux agriculteurs que les banques locales pour le financement de toutes leurs opérations. « Il est clair que sur le long terme, le capital sera de plus en plus fourni avec les intrants sur lesquels le fournisseur aura une position de monopole, » affirme Harl. « La tendance va dans le sens d'un contrôle par l'intégrateur d'un produit breveté dont l'agriculteur a besoin, généralement des semences, et qu'il va lui vendre couplé à d'autres produits. Le pouvoir de la firme qui possède les semences est plus important maintenant que ces dernières peuvent être brevetées. »

Monsanto, Pioneer, Cargill et les autres compagnies proposant de telles offres groupées acceptent généralement de vendre leurs produits ou services séparément à la demande d'un agriculteur. S'ils refusaient de le faire, leurs contrats seraient considérés comme des contrats de dépendance, ce qui est illégal aux Etats-Unis. Cependant les fermiers font l'objet de nombreuses pressions pour accepter ces offres groupées. Les autres agriculteurs, les vendeurs de graines et d'autres fournitures, les vendeurs d'outillage et d'autres produits encore peuvent leurs affirmer qu'un contrat est la meilleure solution - en bref, la pression des pairs. Certains agriculteurs connaissant de gros problèmes financiers ne peuvent pas acheter tout ce dont ils ont besoin, ils optent donc pour des contrats de production ou de commercialisation qui présentent moins de risques et garantissent un retour sur investissement (cela dépend bien entendu des termes du contrat). D'autres encore ne veulent simplement pas s'occuper de la commercialisation et considèrent les contrats comme un moyen de l'éviter.

Harl insiste : les agriculteurs doivent lire ces contrats, y compris ce qui est écrit en petits caractères. Certains ne le font pas. Percy Schmeiser a rencontré récemment un agriculteur échaudé qui avait signé un contrat avec une société pour qu'elle lui fournisse la majorité de ses semences et la totalité de l'engrais, des produits chimiques et du carburant. Une fois sa récolte achevée, il en livra suffisamment à l'aspirateur à grains de la société pour rembourser ce qu'il lui avait emprunté, pensant vendre le reste à d'autres acheteurs offrant un meilleur prix. Mais son contrat l'obligeait à vendre toute sa récolte à la société à son prix. Selon lui, ce n'est qu'un exemple parmi d'autres d'un agriculteur perdant, par contrat, le droit de commercialiser ses récoltes comme il l'entend ou, comme cela arrive de plus en plus, perdant le droit de cultiver sa terre comme il le veut.

Pour les agriculteurs, l'étau se resserre et l'éventail de choix se rétrécit. Les cultures biotechnologiques, par exemple, sont sous de nombreux aspects une mauvaise affaire - les cultivateurs ne peuvent pas conserver les graines, ils risquent des poursuites à cause de gènes brevetés entraînés par le vent, les mauvaises herbes développent des résistances aux herbicides et d'importants marchés peuvent refuser d'acheter de la nourriture contenant des OGM. Alors pourquoi tant de cultivateurs choisissent-ils d'en planter ?

Pour rester compétitifs. Les sociétés céréalières veulent acheter le soja, le maïs et le blé le moins cher possible - et dans un monde dominé par le libre échange, elles peuvent tout aussi facilement acheter au Brésil ou en Chine qu'aux Etats-Unis ou au Canada. Les agriculteurs répondent en essayant d'augmenter le volume de leur production, cultivant le plus possible pour compenser des prix trop bas. Et le soja Roundup Ready est plus facile à cultiver, ce qui permet aux agriculteurs d'exploiter une plus grande surface avec le même personnel et le même équipement, affirme Troy Roush, fermier dans l'Indiana.

« Le problème est qu'il n'y a pas une surface infinie de terres disponibles, alors cela force les agriculteurs à se battre entre eux pour louer ou acheter plus de terre » ajoute Roush. « Ceux qui constituaient auparavant une communauté unie, dynamique, et qui fonctionnait parfaitement, en sont réduits à se chamailler pour un bout de terre. » Quand l'un des voisins de Roush a appelé Monsanto pour l'accuser de conserver illégalement des graines, la firme l'a poursuivi en justice. « Cela nous a coûté 400 000 dollars pour nous défendre d'une accusation sans fondement de Monsanto. Donc, la prochaine fois qu'une ferme sera à vendre, nous ne serons peut-être pas aussi compétitifs. Le résultat final est la destruction du tissu social de l'Amérique rurale. Tout cela parce que les multinationales détiennent des brevets sur le vivant. »

Les fusions ne sont pas un jeu

Roger McEowen recommande certains remèdes aux problèmes de l'agriculture. Premièrement, le retour à une politique de gestion de l'offre, encourageant à ne produire que ce dont le marché à besoin. Cela éliminerait les surplus coûteux qui font baisser les prix obtenus par les agriculteurs et qui gâchent les ressources naturelles au lieu de les préserver pour les générations futures. Remplacer l'aide au revenu (subventions) par un contrôle des prix. Pendant longtemps partie intégrante de la politique agricole américaine avant sa suppression par la Farm Bill de 1996, le soutien des prix fonctionnait presque comme un salaire minimum, établissant des prix de vente minimum pour les récoltes. Les acheteurs étaient contraints par la loi de payer au moins cette somme. De plus, avant les fusions rampantes, le plus grand nombre d'acheteurs sur le marché faisait souvent augmenter les prix, les agriculteurs pouvaient donc faire des bénéfices.

Selon Devlin Kuyek, les 10 entreprises biotechniques les plus importantes contrôlent environ un tiers du marché mondial des semences ; quatre sociétés contrôlent 86% du marché des semences de maïs et 49% du marché des semences de soja. C'est pour cela que Neil Harl pense qu'il est également crucial d'appliquer les lois anti-trusts : « Nous assistons à une concentration verticale du côté des fournisseurs et à une concentration verticale du côté des acheteurs, ce qui représente un vrai problème. Est-ce que ce pays veut que ses producteurs deviennent des serfs ou veut-il qu'ils soient des entrepreneurs indépendants ? S'il fait ce dernier choix, nous devons alors aller vers plus de concurrence... Pour cela il nous faut une politique anti-trust efficace. »

Certaines mesures correctives ou préventives sont nécessaires au niveau mondial, dans la mesure où le contrôle de plus en plus étendu de l'industrie des semences et le déclin associé de la conservation des semences ne sont pas des phénomènes limités au Canada ou aux Etats-Unis. Le marché mondial des semences représente 23 milliards de dollars, affirme Hope Shand de ETC Group, une ONG canadienne. Il est principalement concentré sur l'Europe et l'Amérique du Nord et les perspectives d'expansion y sont limitées. Mais dans les pays du Sud, où l'on retrouve la majorité des 1,4 milliards de personnes qui dépendent de la conservation des graines, le marché pourrait représenter 20 milliards de dollars supplémentaires, voire plus. Il n'est pas étonnant que le géant de la semence Syngenta ait demandé un brevet multi-génomes dans 115 pays. Il lui donnerait un monopole sur les séquences de floraison de quelques 40 plantes.

Sous la pression d'ETC et d'autres, Syngenta a récemment retiré sa demande. Mais faire respecter des brevets dans de nombreux, et différents, pays en voie de développement avec des lois en pleine évolution pourrait de toute manière s'avérer difficile. La stratégie la plus simple pourrait être le contrôle biologique, par exemple avec le Terminator. Cette modification génétique rend les graines de deuxième génération stériles. Les agriculteurs peuvent planter des semences Terminator et récolter leurs cultures, mais s'ils conservent et plantent les semences de deuxième génération, rien ne poussera. Cela rendrait les contrats et les brevets inutiles ; les fermiers n'auraient simplement plus d'autres choix que de racheter les graines chaque année. (Depuis 1998, les Nations Unies ont mis en place un moratoire mondial sur de telles technologies. Le Canada a essayé, sans succès, de faire lever ce moratoire à une conférence de l'ONU à Bangkok en février dernier.)

Percy Schmeiser craint pour le futur de l'agriculture nord-américaine et mondiale. « Les agriculteurs font faillite car ils ne peuvent pas s'en sortir face à des marchés manipulés par les sociétés transnationales. Ces dernières deviennent comme les barons et les seigneurs, ce à quoi mes grands-parents avaient cru échapper. »

Le nouveau féodalisme agricole

etat de la planete magazine, menaces environnementales - L'état de la planète 2005, redéfinir la sécurité mondiale.

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L’Italie sous bannière étoilée  La situation de notre pays (Italie) deviendra plus critique encore dans le cadre du nouveau concept stratégique, lancé par le sommet de Lisbonne. Une importance ultérieure sera acquise par le quartier général de la Force conjointe alliée à Naples, qui en 2011 sera transféré de Bagnoli à Lago Patria, dans un nouveau siège de 85.000 m2, avec un personnel de 2.100 militaires et 350 civils. Augmentation aussi de l’activité du commandement maritime allié et des Forces navales OTAN de soutien et d’attaque, dont les quartiers généraux sont à Naples, et du Corps de déploiement rapide OTAN de Solbiate Olona (Varese). A Sigonella entrera en fonction le système Ags, le système le plus sophistiqué d’espionnage électronique non pas pour la défense du territoire de l’Alliance mais pour la potentialisation de sa capacité offensive hors zone, surtout dans celle moyen-orientale. A tout ceci s’ajouteront les missiles et autres composants du « bouclier » états-unien, et le Hub aérien militaire de Pise, qui sera mis à la disposition de l’OTAN.  En même temps tout le réseau des bases états-uniennes sera potentialisé. De celle d’Aviano, où probablement  vont être concentrées toutes les bombes nucléaires USA en Europe, à celle de Vicence, base de la 173ème Brigade aéroportée et de l’US Army Africa (Armée états-unienne « pour » l’Afrique). De Camp Darby, la base logistique qui approvisionne les forces terrestres et aériennes Usa, à celle aéronavale de Sigonella, où se trouve un des deux centres d’approvisionnement de l’US Navy hors du territoire états-unien. Dans cette même base se trouve une des trois stations terrestres des télécommunications spatiales de l’US Air Force et, dans celle, voisine, de Niscemi, va entrer en fonction le système Muos de télécommunications satellitaires de nouvelle génération de l’US Navy.  En même temps, dans le sillage de la stratégie USA/OTAN, les forces armées italiennes sont engagées dans 27 opérations militaires internationales, de l’Afghanistan à la Géorgie, de l’Irak au Liban, du Congo à Haïti.  Et elles sont dotées de nouveaux systèmes d’armement (comme le prochain chasseur F-35), adaptés à la projection de forces. Avec une dépense militaire qui phagocyte l’argent public : 25 milliards d’euros annuels, qui iront en augmentant pour s’adapter au nouveau concept stratégique de l’OTAN.
Robert Schubert est le rédacteur en chef de CropChoice, un nouveau service en ligne proposant des informations alternatives et des réflexions sur les semences et les cultures génétiquement modifiées, les tendances et les pratiques de l'agro-industrie, les énergies alternatives et l'agriculture durable.

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#Posté le lundi 12 mars 2012 07:54

Modifié le lundi 12 mars 2012 08:23

Bilan du Sommet de Lisbonne par Tomasso Di Francesco et Manlio Dinucci


Bilan du Sommet de Lisbonne     par Tomasso Di Francesco et Manlio Dinucci

Dans la déclaration du sommet OTAN de Lisbonne (20 novembre), on annonce la création d'une nouvelle structure de commandement, plus souple et efficiente. La hiérarchie par contre reste inchangée. Le Commandant suprême allié en Europe (Saceur) ne peut pas être un militaire européen. Il doit, réglementairement, être un général ou amiral nommé par le président et confirmé par le Sénat des Etats-Unis. Après seulement, formellement, le Conseil atlantique est appelé à approuver le choix. L'actuel Saceur est l'amiral James Stavridis, déjà à la tête du Commandement méridional états-unien dont l'aire de responsabilité embrasse toute l'Amérique latine.

Ce même critère vaut pour les autres commandements clés de l'Alliance. Par exemple, à la tête de la Force conjointe alliée à Naples, se trouve l'amiral Sam Locklear III, commandant simultanément des Forces navales états-uniennes en Europe et des Forces navales états-uniennes pour l'Afrique. Comme tous ces officiers supérieurs font partie de la chaîne de commandement états-unien, qui a pour eux une priorité absolue, même les forces alliées européennes à leurs ordres sont insérées dans la même chaîne de commandement chapeautée par le président des Etats-Unis. On comprend donc pourquoi, même après la Guerre froide, l'Alliance atlantique soit restée si importante pour Washington.

L'effet OTAN sur l'Europe

Pendant plus de 60 ans, a souligné le président Obama dans la conférence de presse de fin du Sommet, l'OTAN a montré qu'elle était l'Alliance qui avait eu le plus de succès dans l'histoire : elle a défendu l'indépendance de ses membres et élevé les jeunes démocraties dans une Europe libre et unie. Question de points de vue. Le succès est au rendez-vous mais surtout pour les Etats-Unis. Ceux-ci sont arrivés à garder l'Union européenne, dont ils craignent la force économique croissante, sous leur tutelle politique et militaire. Ceci parce que les gouvernements européens de tout bord politique n'ont pas mis en acte une politique extérieure et de défense différente de celles des Etats-Unis, mais se sont mis en rang derrière eux en échange d'une part du gâteau dans la zone de domination et d'influence de l'empire états-unien. Comme l'explique la Commission européenne, la défense collective, à l'origine de compétence Ueo, fait à présent partie des compétences de l'OTAN.

Et celles qu'Obama définit comme les jeunes démocraties élevées par l'OTAN, c'est-à-dire les 12 pays de l'ex-Pacte de Varsovie et de l'ex-URSS englobés dans l'Alliance entre 1999 et 2009, sont liées par l'intermédiaire de leurs gouvernements plus à Washington qu'à Bruxelles. Ceci a permis aux USA d'avoir une meilleure influence dans l'Ue et d'étendre leur présence militaire sur le territoire européen, en l'élargissant à l'est, en particulier dans les républiques baltes, en Roumaine et en Bulgarie. Et dans la déclaration du sommet sont indiqués les pays vers lesquels lorgne l'OTAN pour un élargissement ultérieur : Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine, Ukraine et Géorgie.

L'emprise militaire états-unienne sur l'Europe se renforcera énormément avec le « bouclier » balistique, que les gouvernements européens ont officiellement accepté au sommet de Lisbonne. Toute l'architecture du « bouclier » (batteries balistiques mobiles, radars terrestres mobiles, radars et autres senseurs sur avions et satellites) sera gérée par le Pentagone dans le cadre de son réseau global de commandement, contrôle et communications. Les conséquences sont facilement imaginables. Le contentieux avec la Russie n'est en rien dépassé par le climat de détente, créé miraculeusement au sommet de Lisbonne, et sera plus aigu encore avec la poussée ultérieure de l'OTAN vers l'est. L'Europe risque ainsi de se trouver une fois de plus en première ligne. De plus, les Etats-Unis pourraient un jour utiliser l'architecture du « bouclier », qu'ils contrôlent, pour mettre les pays européens en alarme sur une attaque de missiles imminente (par exemple de la part de l'Iran) et justifier ainsi la nécessité d'une attaque préventive. C'est surtout à cela que sert le « bouclier », conçu pour protéger les forces militaires projetées dans des zones extérieures au territoire de l'OTAN.

Cette alliance –a clarifié au sommet le prix Nobel de la paix Obama- restera nucléaire et les Etats-Unis maintiendront un arsenal nucléaire efficient pour assurer la défense de tous leurs alliés. Ce qui signifie que les USA garderont leurs bombes nucléaires tactiques en Europe, et utiliseront son territoire comme base avancée de leurs forces stratégiques nucléaires.

L'Italie sous bannière étoilée

La situation de notre pays (Italie) deviendra plus critique encore dans le cadre du nouveau concept stratégique, lancé par le sommet de Lisbonne. Une importance ultérieure sera acquise par le quartier général de la Force conjointe alliée à Naples, qui en 2011 sera transféré de Bagnoli à Lago Patria, dans un nouveau siège de 85.000 m2, avec un personnel de 2.100 militaires et 350 civils. Augmentation aussi de l'activité du commandement maritime allié et des Forces navales OTAN de soutien et d'attaque, dont les quartiers généraux sont à Naples, et du Corps de déploiement rapide OTAN de Solbiate Olona (Varese). A Sigonella entrera en fonction le système Ags, le système le plus sophistiqué d'espionnage électronique non pas pour la défense du territoire de l'Alliance mais pour la potentialisation de sa capacité offensive hors zone, surtout dans celle moyen-orientale. A tout ceci s'ajouteront les missiles et autres composants du « bouclier » états-unien, et le Hub aérien militaire de Pise, qui sera mis à la disposition de l'OTAN.

En même temps tout le réseau des bases états-uniennes sera potentialisé. De celle d'Aviano, où probablement vont être concentrées toutes les bombes nucléaires USA en Europe, à celle de Vicence, base de la 173ème Brigade aéroportée et de l'US Army Africa (Armée états-unienne « pour » l'Afrique). De Camp Darby, la base logistique qui approvisionne les forces terrestres et aériennes Usa, à celle aéronavale de Sigonella, où se trouve un des deux centres d'approvisionnement de l'US Navy hors du territoire états-unien. Dans cette même base se trouve une des trois stations terrestres des télécommunications spatiales de l'US Air Force et, dans celle, voisine, de Niscemi, va entrer en fonction le système Muos de télécommunications satellitaires de nouvelle génération de l'US Navy.

En même temps, dans le sillage de la stratégie USA/OTAN, les forces armées italiennes sont engagées dans 27 opérations militaires internationales, de l'Afghanistan à la Géorgie, de l'Irak au Liban, du Congo à Haïti. Et elles sont dotées de nouveaux systèmes d'armement (comme le prochain chasseur F-35), adaptés à la projection de forces. Avec une dépense militaire qui phagocyte l'argent public : 25 milliards d'euros annuels, qui iront en augmentant pour s'adapter au nouveau concept stratégique de l'OTAN.

Encote d'actualité en date d'aujourd'hui
Article publié en 2010 sur:
Mondialisation.ca

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Tags : mondialisation, manipulation, impérialisme occidental
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